L’évolution numérique a touché depuis de nombreuses années tous les domaines de l’existence. Les soins de santé n’y font pas exception.

L’informatique médicale commence dans les années 60 où le professeur Warner propose un système informatique capable de diagnostiquer 33 maladies cardiaques congénitales, d’après la présence ou l’absence de 50 symptômes: à partir de signes constatés sur le patient, le système calculait les probabilités de ces 33 diagnostics.

C’est aussi dans cette décennie qu’apparaît pour la première fois le mot « informatique », contraction des mots « information » et « automatique » et attribué à Philippe DREYFUS, directeur du Centre National de Calcul Électronique de Bull dans les années 50, qui, en 1962, a utilisé pour la première fois ce terme pour la désignation de l’entreprise « Société d’Informatique Appliquée », et qui continue de nos jours à s’appliquer à la « science du traitement de l’information » (Académie française, 1967).

Au début des années 70 a lieu la première présentation de l’ARPAnet ( Advanced Research Projects Agency Network ) et du courrier électronique. Ce premier réseau à transfert de paquets, et alors réservé à la Défense américaine n’est autre que l’ancêtre de l’Internet devenu aujourd’hui incontournable.

En 1980 l’ARPAnet se divise en deux. Une des deux branches se réserve alors aux universités, le NSFnet

Le premier janvier 1983, le réseau adopte le protocole TCP/IP, toujours utilisé actuellement, et qui est vraiment la base de l’Internet.


 Dans les années 90, l’informatique personnelle prend son essor et avec elle les propositions dédiées à la santé. Pour 133.000 Bef (3300€), vous pouviez obtenir un ordinateur portable, doté d’un logiciel à finalité médicale, Windoc, de Windows 95 et 6 mois d’accès à l’Internet (limité à 10 h par mois, excusez du peu!)

Et l’évolution va s’accélérer. La puissance des ordinateurs va progresser de pair avec la réduction de leur taille. Les tablettes, voire les smartphones vont supplanter les ordinateurs de bureau. Les réseaux vont devenir le support de référence pour le partage des données encodées dans nos machines et trouver une place de choix jusque dans nos domiciles.

Dès 2006, la Wallonie va se doter d’un réseau sécurisé pour partager les données de santé. Le but est de permettre aux structures hospitalières et aux médecins de première ligne de pouvoir consulter les documents publiés pour un patient. Les conditions sine qua non sont et restent le consentement du patient et l’existence d’un lien thérapeutique.

Interfacé via le système fédéral Metahub, le Réseau Santé Wallon donne accès aux documents hébergés sur les autres réseaux belges (COZO, Abrumet, VZN)

Au moment d’écrire ces lignes (en septembre 2017), le Réseau Santé Wallon compte plus de 1.200.000 patients et plus de 12.000 professionnels inscrits et référence plus de 34.500.000 documents.

Les vôtres aussi?