La première mise à jour de Masanté offre des possibilités supplémentaires aux citoyens

Masanté, le « personal health viewer » que la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a lancé il y a deux mois, s’enrichit de trois nouveautés. Le portail est désormais également disponible en allemand, les citoyens ont accès à des informations fiables sur la santé et enfin, à partir du portail, on pourra accéder à l’eBox en un clic. Les premières expériences d’utilisation du portail montrent entretemps que l’outil remplit sa mission : donner aux citoyens la chance de s’impliquer davantage dans la prise en charge de leur santé.

La ministre De Block: « Le patient constitue la figure centrale des soins de santé. Il est donc évident qu’il doit aussi être à la barre aux côtés des prestataires de soins qui disposent de l’expertise médicale. Il est important qu’il soit bien informé afin de pouvoir jouer ce rôle de manière active. C’est justement ce que nous visons avec Masanté. Grâce à ce portail, nous voulons donner aux citoyens un accès rapide et facile à leurs données de santé qui sont disponibles électroniquement, afin qu’ils puissent faire des choix éclairés. »

La ministre De Block a lancé le portail le 8 mai 2018. Les premières expériences d’utilisation de la plateforme sont positives. Les citoyens se montrent surtout très satisfaits du fait qu’ils peuvent consulter simplement et rapidement, par la voie électronique, leurs données médicales. C’est en tout cas ce qui ressort du retour d’expérience qu’a reçu le SPF Santé publique. Certaines personnes n’ont cependant accès qu’à une quantité limitée d’informations, parce que leur hôpital, ou le réseau numérique auquel leur hôpital appartient, n’est pas encore prêt pour partager ces données ou parce que les prestataires de soins ne sont encore passés au dossier électronique par exemple. Mais ce n’est pas une raison pour reporter le lancement.

La ministre De Block : « Les personnes qui peuvent déjà voir beaucoup de données médicales aujourd’hui doivent pouvoir les consulter. En attendant, c’est à chacun sur le terrain de rendre cela possible pour tous les citoyens. Et je peux vous assurer que tout le monde y travaille d’arrache-pied. »

Certaines personnes rencontrent des difficultés pour s’enregistrer sur la plateforme. C’est pour cette raison que le SPF Santé publique a prévu dès le départ la possibilité de s’identifier via l’application conviviale itsme. Parallèlement à cela, l’administration travaille à une solution pour les citoyens qui ont des problèmes pour s’identifier avec leur eID.

Contrôle supplémentaire

Seuls quelques citoyens ont constaté après leur identification que quelque chose n’allait pas avec leurs données médicales présentes sur une plateforme externe. Après avoir pris contact avec cette plateforme externe, la situation a été rectifiée. De Block: « L’enregistrement des données médicales et médico-administratives se fait de manière très consciencieuse mais une erreur ne peut jamais être exclue. Par le passé, ces erreurs très rares pouvaient passer inaperçues mais aujourd’hui en permettant aux citoyens de consulter leurs propres données, nous pourrons plus rapidement les détecter et les rectifier. »

La première version mise à jour de Masanté comporte trois nouveautés.

  1. Version en allemandA partir d’aujourd’hui, le portail est également disponible en allemand (il l’est aussi en français et en néerlandais). Les quelque 75.000 habitants des cantons de l’Est peuvent à présent lire toutes les explications disponibles sur le portail dans leur langue maternelle.
  2. Liaison avec l’eBoxLes citoyens peuvent directement cliquer vers l’eBox, la boîte aux lettres numérique pour les documents officiels de sécurité sociale. Dans un premier temps, les citoyens y trouveront le numéro de référence avec lequel ils pourront vérifier le remboursement de leur visite chez le médecin généraliste dans leurs extraits de compte, à condition que ce dernier ait envoyé l’attestation numériquement à leur mutualité. En juin 2018, 3.500 médecins généralistes avaient déjà fait usage de cette possibilité.

    L’utilisation de l’eBox sera encore étendue. Ainsi, l’objectif est qu’à l’avenir les citoyens reçoivent une notification via leur eBox dès qu’une plateforme externe publie des nouvelles informations médicales les concernant. Il peut s’agit par exemple d’une mise à jour de leur dossier santé chez le généraliste (Sumehr) ou d’un nouveau résultat d’un examen effectué à l’hôpital.

    Le patient qui le souhaite pourra alors directement cliquer via Masanté vers cette plateforme afin de consulter la mise à jour.

  3. Infos fiables sur la santéMasanté veut aider les citoyens dans leur recherche en ligne d’informations correctes sur la maladie et la santé. La Communauté française travaille actuellement à une plateforme qui fournira des informations médicales fiables et compréhensibles.

    Du côté néerlandophone, une telle plateforme existe déjà avec Gezondheid & Wetenschap, une initiative du Centre voor Evidence-Based Medicine commandée par le gouvernement flamand.

Amélioration continue

En plus de ces nouveautés, les différents acteurs sur le terrain s’efforcent d’améliorer et d’élargir la gamme existante de produits et de services. Par exemple, de nombreux hôpitaux fournissent plus d’informations que lors du lancement du 8 mai, et les plateformes numériques par lesquelles les hôpitaux partagent l’information ont élargi le texte et l’explication pour les visiteurs.

Masanté: le patient (aussi) à la barre

L’objectif de Masanté est clair : rendre accessibles via une et même porte d’accès personal health viewertoutes les données de santé qui sont disponibles pour les citoyens mais dispersées entre différentes sources et plateformes. En prévoyant une même porte d’accès, les gens ne devront plus chercher eux-mêmes à quel endroit quelle information est enregistrée. Et grâce à l’accès numérique, ils sont en mesure de consulter plus facilement et simplement leurs données médicales. Cela permet aux citoyens de jouer un rôle plus actif dans leurs soins en augmentant par exemple leur adhésion au traitement, en leur permettant de faire des choix plus éclairés en matière de santé ou de dialoguer avec les prestataires de soins sur leur santé et leur éventuel traitement.

Les trois associations faîtières de patients dans notre pays – La Ligue des Usagers des Services de SantéVlaams Patiëntenplatform, et Patienten Rat & Treff – avaient explicitement demandé de rendre accessibles les données numériques de santé et ont été impliquées dans le projet dès le début.

Source: www.deblock.belgium.be

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